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 Actions de prévention : que mettre en place ?

Actions de prévention : que mettre en place ?

Identifier les risques professionnels grâce au DUERP est une étape essentielle. Mais une fois les risques recensés et hiérarchisés, une nouvelle question se pose : quelles actions de prévention mettre en place concrètement ?

Le document unique ne doit pas rester un simple document réglementaire. Il doit servir de base à une démarche de prévention capable de réduire les risques, de protéger les salariés et d’améliorer durablement les conditions de travail.

Cela peut passer par des changements d’organisation, des équipements adaptés, des protections collectives, des consignes plus claires ou encore des actions de formation.

Alors, comment construire un plan d’action de prévention pertinent ? Et surtout, quelles formations choisir lorsque l’évaluation révèle des risques liés au secourisme, à l’incendie ou à l’électricité ?

Le DUERP est terminé : pourquoi faut-il maintenant passer à l’action ?

Etablissement du DUERP en entreprise

Réaliser ou mettre à jour son DUERP permet de faire le point sur les dangers auxquels les salariés peuvent être exposés.

Mais identifier un risque ne le fait pas disparaître.

L’étape suivante consiste donc à déterminer les mesures permettant de supprimer le risque, de réduire l’exposition ou de limiter ses conséquences.

C’est toute la logique d’une démarche de prévention : observer, comprendre, prioriser et agir.

Le DUERP : un point de départ, pas une finalité

Imaginez que votre évaluation fasse apparaître plusieurs situations préoccupantes :

  • certains salariés ne savent pas comment réagir face à un malaise,
  • les équipes connaissent mal les consignes à suivre en cas de départ de feu,
  • certains collaborateurs interviennent à proximité d’installations électriques,
  • les salariés ne maîtrisent pas suffisamment les procédures d’évacuation,
  • les nouveaux arrivants ne connaissent pas suffisamment les risques liés à leur poste.

Ces constats doivent alimenter votre réflexion.

Pour chaque risque, il faut se demander :

« Que pouvons-nous changer pour réduire ce risque ? »

Dans certains cas, la réponse sera technique ou organisationnelle. Dans d’autres, la formation des salariés constituera une action de prévention pertinente.

L’enjeu est donc de ne pas chercher une formation à tout prix, mais de choisir une action réellement adaptée au risque identifié.

Quelles sont les actions de prévention ?

Une action de prévention peut prendre de nombreuses formes. Elle dépend du risque identifié, de sa gravité, des conditions d’exposition et de la situation de travail.

Parmi les principales actions possibles, on retrouve notamment :

  • supprimer un danger ou le remplacer par une solution moins risquée lorsque cela est possible,
  • modifier une méthode ou une organisation de travail,
  • mettre en place une protection collective,
  • améliorer les postes et les conditions de travail,
  • fournir des équipements de protection individuelle lorsque cela est nécessaire,
  • renforcer les consignes et procédures,
  • sensibiliser et former les collaborateurs aux risques auxquels ils sont exposés,
  • organiser les secours et préparer les équipes à réagir en cas d’urgence.

La formation représente donc un levier parmi les actions de prévention, et non une réponse automatique à tous les risques.

Cette distinction est importante : une formation ne peut pas compenser une organisation du travail dangereuse ou une protection collective insuffisante.

Comment élaborer un plan d’action de prévention ?

Issue de secours symbolisant la mise en place d'un plan d'action

Un plan d’action de prévention permet de transformer les constats issus de l’évaluation des risques en mesures concrètes, avec des responsables et des échéances.

Pour chaque action, vous devez pouvoir répondre à quelques questions simples :

  • Quel risque cherche-t-on à réduire ?
  • Quelle action faut-il mettre en place ?
  • Qui en est responsable ?
  • Dans quel délai doit-elle être réalisée ?
  • Quels moyens sont nécessaires ?
  • Comment vérifiera-t-on son efficacité ?

1. Commencer par les risques prioritaires

Toutes les actions ne peuvent pas être réalisées simultanément.

Commencez par les risques présentant les enjeux les plus importants pour la santé et la sécurité des salariés.

La hiérarchisation permet de concentrer les ressources de l’entreprise sur les situations qui nécessitent une intervention prioritaire.

2. Chercher à agir le plus en amont possible

Une bonne action de prévention ne consiste pas toujours à apprendre au salarié à « faire attention ».

Il faut d’abord se demander si l’entreprise peut supprimer le danger ou réduire l’exposition à la source.

Par exemple, selon la situation :

  • modifier un procédé peut supprimer une exposition,
  • automatiser une tâche peut réduire une manutention,
  • installer une protection collective peut limiter l’accès à une zone dangereuse,
  • réorganiser une activité peut diminuer l’exposition à un risque.

La formation intervient ensuite lorsque les salariés doivent notamment connaître les risques, appliquer des procédures, utiliser certains équipements ou développer des compétences spécifiques.

3. Définir des actions mesurables

Évitez les formulations trop vagues comme :

« Sensibiliser les salariés à la sécurité. »

Préférez une action concrète :

« Former les salariés désignés au SST avant le 30 juin et organiser le maintien des compétences selon le dispositif applicable. »

Ou :

« Organiser une formation pratique à la manipulation des extincteurs pour les salariés concernés. »

Une action clairement formulée est plus facile à planifier, à suivre et à évaluer.

4. Désigner un responsable et une échéance

Une action sans responsable risque rapidement de rester au stade de l’intention.

Pour chaque mesure, définissez donc : action, responsable, échéance, moyens et indicateur de suivi.

Vous transformez ainsi votre plan d’action prévention en véritable outil de pilotage.

Quand la formation devient-elle une action de prévention ?

La formation devient particulièrement pertinente lorsque la prévention nécessite que les salariés sachent quoi faire et comment agir face à une situation donnée.

Le Code du travail inclut d’ailleurs les actions d’information et de formation parmi les mesures que l’employeur doit mettre en œuvre pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

La formation à la sécurité doit être adaptée aux risques auxquels les salariés sont exposés et aux situations de travail rencontrées.

Mais former ne signifie pas simplement transmettre des informations.

Pour qu’une compétence soit réellement utile, les salariés doivent pouvoir comprendre, pratiquer et mémoriser les bons réflexes.

C’est particulièrement vrai lorsqu’il faut réagir rapidement face à un accident, un incendie ou une situation électrique.

Quelle formation choisir selon les risques identifiés ?

Votre DUERP fait apparaître un risque particulier ?

Plutôt que de choisir une formation générique, partez du besoin de prévention.

Voici quelques exemples de correspondances possibles.

Risque de malaise ou d’accident : former des SST

Lorsqu’une entreprise souhaite renforcer sa capacité à réagir face aux accidents et malaises, la formation Sauveteur Secouriste du Travail (SST) peut constituer une action de prévention particulièrement pertinente.

Le SST apprend à intervenir face à une situation d’accident ou de malaise et participe également à la prévention des risques professionnels dans l’entreprise.

La formation ne se limite donc pas aux gestes de premiers secours : elle permet également de développer le regard prévention des salariés formés.

Le certificat SST est valable deux ans et son maintien nécessite une formation de maintien et d’actualisation des compétences (MAC).

Votre évaluation des risques révèle un besoin de renforcer l’organisation des secours ? Former des SST peut alors devenir une action concrète à intégrer à votre plan de prévention.

Risque incendie : préparer les salariés à réagir

Formation incendie

Face au risque incendie, la prévention repose sur plusieurs dimensions : organisation, équipements, consignes, évacuation et capacité à intervenir rapidement sur un départ de feu lorsque les conditions le permettent.

La formation permet notamment de développer les bons réflexes :

  • donner l’alerte,
  • réagir face à un début d’incendie,
  • utiliser correctement un moyen de première intervention,
  • connaître les consignes de sécurité,
  • adopter un comportement adapté face au feu.

L’INRS indique notamment que le personnel doit être formé à la manipulation des extincteurs et que des personnes peuvent être spécifiquement formées comme équipiers de première intervention (EPI).

Une formation incendie prend alors tout son sens lorsqu’elle répond à un risque identifié dans votre évaluation.

Risque lié à l’évacuation : transformer les consignes en réflexes

Afficher une consigne d’évacuation ne garantit pas que chacun saura quoi faire lorsqu’une alarme retentit.

Les salariés doivent connaître les procédures applicables à leur établissement et savoir comment réagir.

Une action de prévention peut donc consister à :

L’objectif est simple : ne pas découvrir la procédure le jour où elle devient nécessaire.

Risque électrique : former les personnes concernées

Le risque électrique nécessite une approche particulièrement rigoureuse.

Si votre évaluation identifie des salariés amenés à effectuer des opérations sur ou à proximité d’installations électriques, il convient d’identifier précisément les tâches réalisées et les compétences nécessaires.

Selon les situations, une formation adaptée aux risques électriques et à l’habilitation électrique peut faire partie du plan d’action.

L’objectif n’est pas de donner à tous les salariés la même formation, mais de faire correspondre les compétences aux opérations réellement effectuées.

Une analyse précise des postes et des tâches permet donc de déterminer les besoins adaptés.

Actions de préventions : faut-il toujours choisir la formation ?

Non.

C’est même un point essentiel à garder en tête.

La formation constitue un levier de prévention, mais elle ne doit pas devenir une solution « réflexe » qui permettrait de compenser toutes les autres défaillances.

Prenons un exemple.

Si votre DUERP identifie un risque de chute lié à un sol dégradé, former les salariés à « faire attention où ils mettent les pieds » ne constitue évidemment pas la réponse principale.

Il faut d’abord agir sur le sol, l’aménagement, l’entretien ou l’organisation.

À l’inverse, si les salariés doivent savoir intervenir face à un malaise, utiliser un extincteur ou réaliser certaines opérations en sécurité, la compétence humaine devient elle-même un élément essentiel de la prévention.

Une bonne démarche combine donc les différents leviers.

Former ne suffit pas : comment ancrer les compétences dans le temps ?

Affiches sur les gestes de premiers secours en entreprise

Une formation peut être utile le jour J et pourtant perdre progressivement son efficacité si les compétences ne sont jamais mobilisées.

Pour éviter cela, l’entreprise peut intégrer plusieurs actions complémentaires dans son plan de prévention.

Faire pratiquer

La pratique favorise l’appropriation des bons réflexes.

C’est particulièrement important pour les formations de sécurité : manipuler, simuler, observer une situation et prendre une décision permettent de mieux se préparer à une situation réelle.

Faire participer les salariés

Les salariés connaissent leur environnement de travail mieux que personne.

Leur demander ce qui fonctionne, ce qui pose problème et ce qui pourrait être amélioré permet d’enrichir la démarche de prévention.

Cette participation donne également davantage de sens aux actions mises en place.

Actualiser les compétences

Certaines formations prévoient des dispositifs de maintien et d’actualisation des compétences.

C’est notamment le cas du SST, dont le certificat est valable deux ans avant le maintien des compétences via le MAC.

Mais même lorsqu’aucune échéance réglementaire spécifique ne s’applique, l’entreprise a intérêt à entretenir les connaissances lorsque les situations de travail évoluent.

Vérifier l’efficacité de l’action

Une action de prévention ne doit pas seulement être réalisée : il faut vérifier si elle répond réellement au problème initial.

Après une formation, demandez-vous par exemple :

  • Les salariés savent-ils appliquer les consignes ?
  • Les comportements ont-ils évolué ?
  • Les difficultés initiales ont-elles diminué ?
  • De nouveaux risques sont-ils apparus ?
  • Faut-il compléter l’action ?

Cette logique permet d’inscrire la formation dans une démarche d’amélioration continue.

Pourquoi impliquer les salariés dans la prévention ?

La prévention fonctionne difficilement lorsqu’elle reste uniquement entre les mains de la direction.

Les salariés sont directement confrontés aux situations de travail. Ils peuvent donc identifier des difficultés, des habitudes à risque ou des situations que l’analyse théorique n’avait pas révélées.

Les impliquer permet notamment :

  • de mieux comprendre le travail réel,
  • d’identifier des risques moins visibles,
  • de trouver des solutions adaptées,
  • de faciliter l’appropriation des nouvelles consignes,
  • de développer une véritable culture sécurité.

Cette approche correspond aussi à une idée simple : la sécurité ne doit pas seulement être expliquée aux salariés, elle doit être construite avec eux.

Comment faire vivre son DUERP et son plan d’action ?

Un plan d’action de prévention n’est pas un document que l’on complète une fois avant de le ranger.

Les situations de travail évoluent : nouveaux équipements, nouveaux produits, nouveaux salariés, changements d’organisation, nouveaux locaux, incidents ou accidents…

Ces évolutions peuvent modifier les risques et donc les actions nécessaires.

Pour maintenir une démarche efficace, prévoyez régulièrement des points de suivi.

Vous pouvez notamment suivre :

  • les actions réalisées et celles en retard,
  • les formations effectuées ;
  • les compétences à actualiser,
  • les accidents et incidents,
  • les retours des salariés,
  • les nouveaux risques identifiés,
  • l’efficacité des mesures mises en place.

Le DUERP et le plan d’action deviennent alors deux éléments d’une même démarche :

le DUERP permet d’identifier et d’évaluer les risques et le plan d’action permet d’organiser les réponses à apporter.

Pourquoi faire appel à un organisme de formation spécialisé ?

Dirigeants d'un organisme de formation en santé et sécurité au travail

Lorsqu’une action de prévention nécessite de développer une compétence, le choix de l’organisme de formation compte.

Une formation sécurité efficace doit combiner exigence réglementaire, expertise technique et capacité à faire pratiquer les participants.

C’est précisément l’approche défendue par ASGR Formation.

Plutôt que de transformer la sécurité en une succession de diapositives à mémoriser, ASGR privilégie une pédagogie active, participative et concrète.

Selon la formation, les participants peuvent être amenés à échanger, manipuler, réfléchir en groupe, résoudre des situations ou mettre leurs connaissances en pratique.

L’objectif : que les salariés ne repartent pas simplement avec un certificat, mais avec des compétences qu’ils sauront mobiliser sur le terrain.

Et parce que sérieux ne signifie pas forcément austère, les formations ASGR cherchent également à créer une expérience conviviale et accessible, où les participants peuvent apprendre, poser leurs questions et participer activement.

FAQ – Actions de prévention

Quelles sont les principales actions de prévention ?

Les actions de prévention peuvent consister à supprimer ou réduire un risque, modifier l’organisation du travail, améliorer les équipements, mettre en place des protections collectives, utiliser des EPI lorsque nécessaire, informer les salariés ou les former aux risques auxquels ils sont exposés.

La mesure doit toujours être adaptée au risque identifié et respecter les principes généraux de prévention.

Comment élaborer un plan d’action prévention SST ?

Elaboration d'un plan d'action en entreprise

Commencez par identifier les risques prioritaires à partir de votre évaluation. Pour chaque risque, définissez ensuite une action concrète, un responsable, un délai, les moyens nécessaires et un indicateur permettant d’en suivre la réalisation ou l’efficacité.

Si le plan révèle un besoin de développer les compétences des salariés, une formation SST peut notamment constituer une action adaptée lorsque le besoin concerne l’organisation des secours et la capacité à intervenir face à un accident ou un malaise.

Quelle différence entre une action de prévention et une formation ?

Une formation est une forme d’action de prévention, mais toutes les actions de prévention ne sont pas des formations.

Changer un équipement, modifier une organisation, supprimer un danger ou installer une protection collective sont également des actions de prévention.

La formation intervient notamment lorsque les salariés doivent acquérir les connaissances ou compétences nécessaires pour travailler en sécurité ou réagir face à certaines situations.

Le DUERP suffit-il à assurer la prévention des risques ?

Non.

Le DUERP formalise les résultats de l’évaluation des risques. Il doit ensuite permettre de déterminer et de suivre les actions de prévention nécessaires.

Un document unique régulièrement mis à jour mais sans action concrète derrière ne permet pas, à lui seul, de faire vivre une démarche de prévention efficace.

Faut-il former tous les salariés aux mêmes risques ?

Non.

Les besoins dépendent notamment des postes, des tâches réalisées et des risques auxquels les salariés sont effectivement exposés.

L’objectif consiste à adapter la formation au travail réel et aux compétences nécessaires pour maîtriser les risques.

Quelle formation choisir après avoir réalisé son DUERP ?

Il n’existe pas une formation unique à choisir systématiquement après un DUERP.

Partez des risques identifiés et des mesures nécessaires :

Cette logique permet de construire un plan d’action cohérent avec les besoins réels de l’entreprise.

De l’identification des risques à la prévention concrète

Un DUERP bien réalisé vous permet de savoir où se trouvent les risques.

Votre plan d’action doit ensuite vous permettre de décider quoi faire pour les réduire.

Parfois, la bonne réponse sera un changement d’organisation ou une protection collective. Dans d’autres situations, elle passera par le développement des compétences des salariés.

SST, incendie, évacuation, risques électriques : lorsque la formation fait partie de la réponse, elle doit être concrète, adaptée aux situations de travail et suffisamment engageante pour que les compétences restent mobilisables dans le temps.

Faites de votre plan d’action un véritable levier de prévention

Vous avez identifié vos risques et souhaitez maintenant passer à l’action ?

ASGR Formation vous accompagne avec des formations en santé et sécurité au travail pensées pour le terrain.

Pédagogie active, mises en situation, participation et échanges : ici, apprendre la sécurité ne signifie pas simplement écouter et prendre des notes.

L’objectif est de comprendre, pratiquer et retenir, dans une ambiance conviviale, avec l’exigence nécessaire pour former des salariés réellement capables d’agir face aux risques.

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