Tout savoir sur le signal national d’alerte
Si alerter la population d’un danger imminent a toujours été une problématique présente au sein de nos sociétés, les méthodes et moyens utilisés ont bien entendu évolué selon les époques et les moyens technologiques disponibles.
Jusqu’à la seconde guerre mondiale, dans de nombreuses villes: le tocsin était sonné pour alerter la population d’une invasion imminente et inciter les gens à se réfugier.
Le déclenchement de cloches dites civile (en différenciation de l’usage religieux) ayant pour but d’alerter la population d’un danger imminent tel qu’un incendie, une invasion, une catastrophe naturelle, un naufrage, mais aussi pour rassembler la population en urgence.
En référence à cette pratique historique, le gouvernement avait d’ailleurs invité les maires de toutes les communes de France à faire sonner le tocsin le vendredi 1er août 2014 à 16 h, l’occasion de rappeler à la mémoire collective que le 1er août 1914, le tocsin a retenti à travers la France pour annoncer à la population l’ordre de mobilisation générale.
référence à cette pratique historique, le gouvernement avait d’ailleurs invité les maires de toutes les communes de France à faire sonner le tocsin le vendredi 1er août 2014 à 16 h, l’occasion de rappeler à la mémoire collective que le 1er août 1914, le tocsin a retenti à travers la France pour annoncer à la population l’ordre de mobilisation générale.
Du Réseau national d’alerte au Système d’Alerte et d’Information aux Populations (SAIP) :
A partir de 1948, le Réseau national d’alerte (RNA), réseau de sirènes majoritairement implantées le long des frontières terrestres, remplit la fonction d’alerte des populations. Hérité de la défense passive, c’est-à-dire de la protection des populations en cas de guerre, il est tout d’abord conçu comme un outil de réponse à la menace aérienne.
Jusque dans les années 2000, le réseau national d’alerte (RNA) est constitué d’environ 4 500 sirènes et 48 sites de déclenchement, interconnectés par des liaisons filaires, situés sur six bureaux généraux de l’alerte (centres de détection et de commandement de l’armée de l’air)
Toutefois, après plusieurs phases d’études et d’expérimentation menées de 2009 à 2012, le déploiement du SAIP est finalement lancé dès 2013.
Ce dernier remplacera finalement définitivement en juillet 2015 le Réseau national d’alerte (RNA) devenu obsolète qui dès lors n’est plus opérationnel.
- Gants en vinyle non-stériles à usage unique,
- Gel hydro-alcoolique (dosette ou flacon),
- Masque de protection pour le bouche-à-bouche.
Pourquoi un nouveau système d’alerte ?
Le SAIP est un ensemble structuré d’outils permettant la diffusion d’un signal ou d’un message par les autorités, ce dispositif a l’avantage de mobiliser plusieurs vecteurs d’alerte et d’information de la population,afin d’assurer l’information du plus grand nombre de personnes possibles :
- Sirènes (SNA),
- Partenariats avec les radios et télévisions du service public,
- SMS (via la technologie de la diffusion cellulaire et un service de diffusion de l’alerte à des opérateurs, relayant avec leurs propres moyens ces informations (notamment panneaux à message variable et radios)
De plus, le SAIP peut faire face à un un éventail de risques élargis : catastrophes naturelles (inondation, séisme), technologiques (accident industriel…) et sanitaires, danger aérien, etc…
Un logiciel de déclenchement à distance :
Une application logicielle intégrant une interface cartographique permettra le déclenchement sécurisé des moyens d’alerte par les autorités à différents échelons:
- Dans les communes (sur ordre d’un maire)
- Dans les départements (sur ordre d’un maire ou du préfet)
- Dans les zones de défense (l’état-major interministériel de zone)
- Sur le territoire national (à partir du centre opérationnel de gestion interministériel des crises (COGIC) du ministère de l’intérieur)
Le signal national d’alerte, comment le reconnaître ?
Généralement placées sur le toit de la Mairie ou sur des plus hauts édifices des communes, il s’agit de la diffusion d’un signal sonore par une sirène qui se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute et quarante et une secondes, séparées par un silence de cinq secondes.
La fin de l’alerte est annoncée par un signal continu de 30 secondes.
Pourquoi une alerte d’1 minute et 41 secondes exactement ?
A l’époque de sa mise en place, il fallait 20 secondes pour que les sirènes atteignent leur pleine puissance, puis 21 secondes pour se taire. Aussi on estimait qu’il fallait au moins une minute pour que toute la population l’entende.
En cas d’alerte, comment réagir ?
- Mettez-vous immédiatement à l’abri dans un local, ne sortez surtout pas ;
- Ne partez pas en voiture, vous seriez en danger sur la route et risqueriez de gêner la circulation des véhicules de secours ;
- Si vous êtes en voiture, garez-vous prudemment, coupez le moteur et mettez-vous à l’abri dans le local le plus proche ;
- Fermez tout afin de ralentir la pénétration éventuelle d’un nuage toxique ou radioactif ;
- N’allez surtout pas chercher vos enfants à l’école ;
- Ne fumez pas, évitez toute flamme ou étincelle ;
- La fin d’alerte est annoncée par un signal continu, non modulé, de 30 secondes. Cela signifie que le danger est passé et que vous pouvez reprendre une activité normale.
